Vie de Quartier – 2

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Voilà, la suite de la BD, le début est lisible en cliquant sur ce lien : DEBUT DE LA BD.

J’ai fait un nombre incalculable de modifications, le temps de peaufiner un peu le scénario, de trouver les décors adéquates, de raccourcir les temps d’action (il n’y en a pas des masses pour le moment, mais dans une version ils mettaient une page de plus pour arriver chez eux… ce qui n’est pas très passionnant, du coup j’ai changé les pages.) Je raconterai tout cela dans un second making off (le premier est disponible ici), histoire de ne pas jeter les versions précédentes. Malgré tout ça ne me plaît toujours pas… je finirai bien par trouver le truc.

N’ayant aucune contrainte couleur, je teste, je m’amuse, j’essaye des choses, du coup ça ne se suit pas, mais j’espère que cela ne vous dérangera pas trop.

Bon, et faudra attendre la suite pour savoir ce que les garçons découvrent dans leur appartement. Ohlala, je ne sais pas si vous allez pouvoir tenir !… (…….désolée…)

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Pneumonie.

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Crimes à Oxford.

crimes à oxfordUne scène marquante du film (oui il s’agit d’un thriller, pourquoi ?)

Sinon la BD avance, à petits pas…

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BéBé

aaronUn dessin du petit Aaron pour la cousine par “alliance” de mon cousin du côté paternel. Oui, j’adore ce genre de dénomination.

La suite de la BD va arriver, je dois retaper les décors avant la mise en couleur, ils ne correspondent pas suffisamment au style de la colorisation et ça m’énerve ! Je n’arrête pas de coloriser, et après toutes ces tentatives infructueuses j’en suis arrivée à la conclusion qu’il faut que je change les dessins… J’en ai marre. C’est agaçant. En plus j’ai dit la même chose en deux phrases à peine différentes. Vous avez plus à lire mais c’est la même idée qui se répète, ça ne sert à rien. Vraiment à rien. Bon j’arrête.

à très vite !Un dessin crayonné à la va vite en attendant. J’ai du boulot, j’y retourne. A très vite !

Ah ! J’allais oublier ! Allez donc voir le blog d’Aya, qui m’a fait un joli dessin (muahahaha), clic là : CLIC CLIC CLIC !

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Les coulisses.

En attendant que je trouve le courage de coloriser la suite de la BD, je me suis dit que je pouvais vous faire passer le temps en vous montrant quelques crayonnés de planches, des recherches de décors et de personnages ainsi que d’autres croquis. C’est-à-dire toutes ces petites étapes qui font que l’on arrive à une planche un peu près potable. Enfin, selon moi.

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Cette BD sans grande prétention, « Vie de quartier » (titre non définitif), est un simple essai. J’ai depuis longtemps l’envie de dessiner la vie de tous les jours d’une personne banale, et je me suis dit que j’allais tenter le coup avec ces quelques personnages, Josh, Emilio et Pepillo. Il n’y aura donc pas de grandes aventures, ni même de leçon de morale, juste des déambulations dans une ville sans nom aux basques de jeunes adultes qui affrontent chacun à leur manière leur début d’indépendance. Un cadre qui permet de tourner autour de thèmes très divers tels la sexualité, l’argent, l’amour, la famille, la religion, la société, l’amitié, et de naviguer à travers tout un panel de personnalités et de possibilités.

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Emilio était sensé être le personnage principal, mais finalement les trois vont le devenir. Joshua, davantage commandé par ses passions, Pepillo, la fille peu recommandable et Emilio, le gars un peu coincé qui va avoir du fil à retordre tout le long de l’histoire.

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Pour le design des personnages, j’avoue ne pas être allé chercher très loin. Pour Pepillo, je me suis basé sur mon souvenir de l’Esméralda de Walt Disney, un personnage qui m’avait marqué dans mon enfance : une jolie fille aux longs cheveux noirs et au caractère bien trempé. Finalement elle sera plus sournoise et au fil des croquis elle s’est éloignée de son modèle original. Pour Emilio, je voulais un gars plutôt efféminé, et Josh est tout simplement mon sempiternel personnage au gros nez et aux muscles rutilants, ceux qui suivent ce blog depuis un moment savent de quoi je parle.

Je voulais tout simplement des personnages agréables à dessiner.

D’autres vont chercher un peu plus loin, comme celui de Dolores, qui est tout en rondeur. Mais très sympathique à esquisser également. Ci-dessous les tous premiers croquis de la dame :

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Il y aura aussi des animaux dans cette BD, ça fait des années que je n’avais pas dessiner des bestioles et je dois dire que ça me pose pas mal de problèmes.

Pour les décors, on l’aura remarqué, ça gondole.

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Les immeubles penchent, se tordent, s’élargissent dans des perspectives peu probables, le tout afin de donner davantage de mouvement à l’histoire, et aussi, je l’espère, une certaine sensation de démesure. Cela me permet de m’éloigner de la réalité. Le style n’étant pas absolument réaliste pour les personnages, qui parfois eux aussi voient leurs corps se tendre dans des angles exagérés, je me suis permise d’accentuer encore davantage le trait dans les décors. Comme je n’ai pas encore la maîtrise de ce style, si c’en est un, il y a beaucoup d’erreurs, mais ça viendra à force de le travailler.

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Les photos que j’ai pu prendre lors de mes quelques voyages m’aident beaucoup. Bon, ce ne sont pas de jolies photos, mais elles ne sont pas faites pour ça : ce sont simplement des sources, que j’utilise souvent pour planter des décors. Du coup, je mélange pas mal : Emilio et Josh vivent dans un immeuble du sud ouest, alors que la ville ressemble plutôt à un vague souvenir que j’ai de Lyon. Il y a aussi des décors tirés d’Italie, de Suisse… le tout dans un joyeux bordel. Mais au moins j’espère qu’on ne s’ennuiera pas trop comme ça.

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J’aime bien faire des agencements d’appartements. Je l’avais fait pour une boite de décoration d’intérieur, ça m’est resté. Ci-dessus les chambres des deux nanas des premières pages (qui ne reviendront pas au final…) Au début ces chambres devaient être celles des deux garçons, mais je trouvais ça trop propret. Avec leur nouvel appartement ils vont descendre d’un bon cran dans l’échelle sociale, ce qui est plus proche de l’esprit de la BD.

Pour développer le caractère d’un personnage, les relations qu’il entretient avec les autres ou simplement une idée pour la suite du scénario, j’ai l’habitude de dessiner des minis BD où je mets les persos dans une situation un peu farfelue ou face à une question, et ensuite je vois comment chacun d’eux va réagir. Parfois ça tient en un dessin crayonné à la va vite (ils ne sont pas montrables… dommage certains sont plutôt rigolos en fait.)

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Les planches. Les recherches sont souvent assez brouillonnes. J’ai du mal à revenir sur ma première idée, ce qui est une très mauvaise habitude, mais j’y travaille.

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Ce n’est peut-être pas la meilleure manière de travailler mais ça a le mérite de me plaire.

Je m’excuse pour la qualité de certaines images, et aussi pour le manque d’intérêt de certains commentaires, enfin, je sais que beaucoup ne les liront pas donc ça va.

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Péplum.

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Un peu de théâtre antique.

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Voilà. C’était un extrait d’Iphigénie en Tauride, une pièce d’Euripide. Et encore, je vous l’ai fait courte, le dialogue est encore plus surréaliste en vérité.

Pour ceux qui ne comprennent pas bien : Iphigénie en Tauride raconte l’histoire de la fille d’Agamemnon, Iphigénie donc, qui, après un sacrifice raté sensé pouvoir permettre aux grecs d’aller faire leur guéguerre à Troie, se retrouve propulsée par une déesse dans un trou perdu. Non, je n’ai pas trop saisi le rapport moi non plus, sans doute ce que l’on appelait alors du fantastique, que sais-je. Bref, le roi local, qui se retrouve avec une bonne femme sortie de nul part, décide d’en faire la prêtresse de la déesse en question (de mémoire, il me semble qu’il s’agit d’Artémis). Sur ces entre-faits, retournons à la guerre de Troie, qui continue, elle, et va durer 10 ans, pas une semaine comme l’a dit Hollywood ; non, Brad Pitt n’est pas un gage de qualité. Et bien, comme c’est trop long à raconter dix ans, Homère lui-même ne l’ayant pas fait, voilà la guerre terminée, hop. Troie est mise à sac, tout le monde meurt joyeusement, les dames sont violées dans la bonne humeur par des hommes sortis d’un cheval et les enfants sont jetés par dessus les murailles. Tout cela est follement amusant mais là n’est pas le propos. Donc, revenons sur Agamemnon. Il embarque la petite Cassandre (si, si, celle qui avait lu le script et qui racontait la fin de la guerre, mais personne ne voulait la croire. Vous vous souvenez ?) et retourne chez lui. Manque de bol, les dieux sont pas contents et pour le punir il met près de huit ans à rejoindre sa terre natale. Ce qui n’est pas banal quand on envisage la distance qui sépare la Turquie de la Grèce, mais bon, passons.

Pendant ce temps, la bonne femme d’Agamemnon, Clytemnestre (qui était la soeur d’Hélène soit dit en passant, mais il paraît qu’elle n’était pas bien potable et franchement chiante, les sources sont unanimes, désolée ma grande), passait le temps entre les gros bras virils d’Egisthe. Et en voyant arriver sa nouvelle rivale Cassandre, elle est un peu colère. Du coup, avec son amant, elle décide de faire assassiner la belle et le mari avec, ce qui fait qu’Egisthe monte sur le trône et qu’Agamemnon aurait mieux fait de se perdre en mer plutôt que de retrouver sa grosse, enfin bref, les dieux sont vraiment cruels. Après ce coup d’Etat, la reine envoie ses enfants restants (Iphigénie étant portée disparue depuis l’enlèvement par la déesse cité plus haut), Oreste et Electre, se perdre dans la forêt en espérant qu’ils n’aient pas songé à semer des cailloux.

Mais bien plus tard, Oreste, devenu grand, décide de retourner au pays et de se venger. C’est le sujet de la pièce d’Euripide intitulée sobrement Oreste, parce qu’à l’époque, il faut bien l’avouer, les titres n’étaient pas très recherchés. Or donc, Oreste retrouve sa frangine par le plus grand des hasards (la Grèce c’est très petit et il n’y a qu’une dizaine d’habitants, d’ailleurs on se demande comment ces quelques clampins font pour emmerder tout le monde avec leur crise) et tous les deux complotent. Avec eux – et c’est important – se trouve le vieux pote d’Oreste, Pylade, qui est aussi son cousin (mais tous les personnages de la mythologie grecque font un peu partie de la même famille alors bon, c’est pas si incroyable que ça). Tous les trois vont aller casser la margoulette de la reine et d’Egisthe, le roi usurpateur. Manque de bol, tuer sa propre mère est semble-t-il considéré comme un crime et Oreste est condamné à l’exil par le peuple et à être poursuivit par des sortes de monstres (je ne me souviens plus très bien, pour ma défense j’ajouterai que je raconte cette histoire de tête et que je n’ai pas lu les bouquins depuis des années donc bon, merde hein.) par les dieux. On notera que c’est sa soeur Electre qui convainc le jeunot d’aller buter sa mère, alors qu’elle reste bien peinarde dans son coin, et qu’après ça elle ne remue pas beaucoup les fesses pour prendre ses responsabilités. Heureusement la justice existe: elle devra épouser Pylade, ordre d’Oreste. Pylade, le gars qui ne sert pas à grand chose sinon de faire valoir, mais ce n’est qu’un avis personnel. D’autres diront que la relation qu’il entretient avec Oreste est celle d’une amitié virile vibrante. Je suis un peu sceptique.

Tout est-il que pour se tirer de ce mauvais pas, Oreste doit accomplir une prophétie à la con qui l’emmène jusqu’en Tauride, avec Pylade donc, pour récupérer une statue de déesse-je-sais-plus-quoi, enfin bon. Manque de bol, quand ils arrivent là-bas, c’est pour se faire capturer par le roi local mentionné plus haut. La coutume du coin veut que tous les étrangers qui s’écrasent sur la plage finissent comme sacrifice à la déesse Artémis, ce qui, il faut bien l’avouer, n’aide pas à développer le tourisme. Oreste et Pylade sont donc amenés devant la prêtresse (Iphigénie donc, bravo pour ceux qui suivent) qui doit les charcuter et, suite à quelques interminables discours et plans foireux pour se tirer de là,  - voilà la scène – se disputent pour savoir lequel des deux va bien pouvoir mourir.

Je ne raconte pas la fin, il n’y a pas de raison que je sois la seule à lire les oeuvres complètes d’Euripide, m’enfin on se doute qu’Iphigénie ne va pas couper la tête à claques de son frère, même si c’est tentant.

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Et puis c’est l’occasion de faire plaisir à mon public gay, il n’y a pas de raison que seules les lesbiennes se rincent l’oeil.

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Vie de Quartier – 1

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Les trois premières planches d’une BD que je gribouille en attendant les partiels. J’ai d’autres pages sous le coude, mais elles ne seront sans doute pas colorisées par manque de temps.

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Question de culture.

de moi à moi

ou ils mourraient des suites de la mutilation, au choix.

On leur crevait les yeux aussi, parfois, pour rigoler. Il y aurait beaucoup de choses à raconter sur le sujet, notamment le coup de force de l’empereur (et non l’impératrice) Irène, qui aveugla son fils Constantin IV et prit les rênes de l’Empire byzantin. Mais bon, on n’a pas toute la nuit.
Justinien II

Ou alors je parlerai des dessous peu sympathiques de Clovis, oui, je crois que je vais faire ça.

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Cherchez l’erreur.

il manque des bouts...cours 003

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